L'Artisan est l'échelon où la connaissance commence à s'incarner dans les choses.
Le Canon en parle sans détour : aussi bien dans le monde réel que dans le domaine du mystique, l'Artisan est un maître incontesté de la création. Il fabrique des objets de l'au-delà et des dispositifs mécaniques, bien que ni les uns ni les autres ne soient particulièrement puissants.
Cette limitation est fondamentale et explique la place de l'échelon. L'Artisan ne crée pas d'armes qui décident de l'issue d'un combat ; il crée une multitude d'objets utiles que l'adversaire n'a tout simplement pas. Dans un travail de longue haleine — dans la préparation, dans l'équipement de l'escouade, dans l'aménagement d'un abri — un tel Passe-Au-Delà l'emporte sur celui qui ne sait que frapper.
La spiritualité à cet échelon ne croît que dans la partie de la magie rituelle, ce qui souligne une fois de plus : la force de l'Artisan réside dans ses mains et dans sa tête.
La formule exige ce que le métier exige : une roue dentée ou autre pièce mécanique polie de ses propres mains et un plan de mécanisme tout juste inventé, sans erreurs graves.