La Démonesse du Désespoir — le seuil du demi-dieu. Le canon ne nomme ici aucun nouveau talent : tout ce qui a été accumulé — la sorcellerie, le plaisir, les maux — s'intensifie d'un coup et fortement.
En tant que demi-dieu ayant reçu une part de divinité, elle est capable de manifester une forme mythique incomplète et de se transformer en gorgone inachevée, si elle est prête à ne pas tenir compte des conséquences.
Sa méthode d'action est on ne peut plus brève et en cela effrayante : éprouver le désespoir — et apporter le désespoir aux autres. Cette marche exige non de la maîtrise, mais un état : la porteuse doit savoir de quoi elle parle.
Le rituel de progression traduit cela en chiffres : une peste qui a touché plus de trente mille personnes. Plus on meurt, plus le désespoir et la souffrance seront grands, mieux le rituel agira.
La composition est à la hauteur : le sac venimeux du Serpent — Mère de la Peste, le cristal du chasseur d'argent, une branche fraîche de gui et le sang de sept personnes mortes de différentes maladies pestilentielles.