Le Voleur de Rêves marque le milieu du chemin, et le Vol y devient si abstrait que l'on peut voler presque n'importe quoi.
Dans un rayon de quatre-vingts mètres, le porteur ôte les pensées, les intentions, les aptitudes générales, les connaissances, les idéaux, les coups, les souvenirs et les rêves :
interception de l'idée — il vole le dessein que l'adversaire s'apprête à exécuter, et celui-ci se fige un instant ;
les aptitudes générales — la capacité de marcher, de voler, de parler ou de parler une langue précise ;
les coups dirigés contre lui — l'attaque volée ne se déclenche tout simplement pas, et le voleur n'en garde aucune conséquence secondaire, sauf si l'attaque elle-même en porte ;
des choses jusqu'à un organe ou à un fœtus dans le ventre de la mère ;
et en volant un idéal à un homme, le Voleur de Rêves le prive de la volonté d'aller plus loin.
Il ne sait pas entrer dans les rêves d'autrui, mais il y tresse les scènes voulues et influence ainsi les décisions futures du dormeur.
Le deuxième talent, le Masque, ou le vol des secrets célestes : le porteur se fait passer pour un adepte d'une divinité véritable, contourne la protection, interprète les réponses aux prières et crée toutes sortes de rites et d'amulettes du domaine correspondant. Plus la divinité est raisonnable, plus il est probable que la supercherie soit démasquée.
À ce stade, le déchiffrement perce les illusions de niveau du Sorcier Étrange.
Dans la version d'Amon, le vol des secrets célestes est absent : il revient en partie au quatrième échelon et entièrement au troisième, et un tel porteur ne peut retenir les aptitudes volées. En revanche, il récupère le second type de vol, qui manquait à l'échelon de Prométhée.
Le rituel d'élévation exige de devenir le cauchemar d'autrui — au sens littéral.